"Tebrotzassere : Le Faux syndrome"
Droit de réponse : Réponse de l’A.D.A.A.E.T aux "calomnies" et aux "soi-disants vérités" des "journalistes" dans Affaire Tebrotzassere.
le 18 novembre 2009Riposte : l’association des "Dames de l’école Tebrotzassere" (l’A.D.A.A.E.T) fait valoir les réussites et les succès de l’établissement. Seul problème selon elles aujourd’hui : "les graves infractions" commises "vis-à-vis de la loi" par l’architecte "imposé" par la Fondation Gulbenkian.
"On finit par raconter n’importe quoi sur l’école Tebrotzassère. Les journalistes et les directeurs de publication devraient vérifier les « soi-disant vérités » annoncées par leur source avant leur publication. Non ! Tebrotzassère n’est pas à vendre. Non ! Ces dames du Conseil d’Administration ne sont pas à la rue, car elles ne sont ni locataires, ni salariées mais de simples bénévoles qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour que les 250 élèves qui étudient dans cet établissement reçoivent le meilleur enseignement possible. Les 100% de réussite au Brevet des Collèges depuis 7 années consécutives en sont la preuve. Pour la promotion 2009, 86% des élèves ont obtenu une mention. Les élèves issus de Tebrotzassère intègrent des écoles prestigieuses comme Louis le Grand ou Henri IV.
C’est ici que l’élite de la diaspora se forme et personne n’en parle ! En effet, de spéculations en diffamations, on en a perdu de vue l’objectif final : amener les élèves de Tebrotzassère jusqu’au baccalauréat. Et les grands perdants de l’échec actuel du projet de construction du Lycée ne sont ni l’UGAB, ni la Fondation Gulbenkian ni même l’A.D.A.A.E.T : ce sont les élèves de l’école Tebrotzassère. Car n’oublions pas qu’à Tebrotzassère, les membres bénévoles du Comité des Dames oeuvrent depuis 130 ans pour la sauvegarde de la langue arménienne. Et à l’heure où l’on se pose la question du devenir de notre identité culturelle en diaspora, Tebrotzassère se bat pour que cette diaspora continue d’exister. Revenons au projet du lycée dont voici un bref historique : En 2004, le Département des Communautés Arméniennes de la Fondation Calouste Gulbenkian, sous la direction de M. Zaven Yegavian, décide d’honorer le vu testamentaire de Feue Mme Nevarte Essayan Gulbenkian en construisant un bâtiment destiné à l’enseignement et à l’éducation.
Après avoir fait faire une étude de faisabilité par son architecte M. Zaven Mouradian, la Fondation Gulbenkian retient l’établissement Tebrotzassère, où une maternelle, une école primaire et un collège fonctionnent déjà avec succès, pour y construire un Lycée. Pour ce faire, le Fonds Arménien de France est choisi comme gestionnaire des fonds débloqués par la Fondation Gulbenkian. La Fondation Gulbenkian désigne et impose son architecte, M. Zaven Mouradian pour mener à terme cette construction, et lui donne par ailleurs tout pouvoir pour la représenter. Le protocole précise notamment que la Fondation s’engage à financer à hauteur de 60% le coût de la construction du Lycée. Le permis de construire, signé par M. Zaven Mouradian, représentant la Fondation Gulbenkian et Jeannine Vartanian, Présidente de l’A.D.A.A.E.T, est déposé à la Mairie de Livry-Gargan, commune sur laquelle sera implanté le nouvel édifice. Le permis est délivré le 10 novembre 2005, les travaux débutent en juin 2007.
Les Dames du Conseil d’Administration, lors de la réunion du Conseil Consultatif du 17 mai 2008 avertissent Melle Astrig Tchamkerten, Directrice Adjointe de la Fondation en charge du projet, des difficultés et même de l’absence de communication qu’elles rencontrent avec M. Zaven Mouradian, l’architecte. L’A.D.A.A.E.T n’est, à aucun moment, saisie par l’architecte du choix des entreprises de gros uvre et débute alors un dialogue de sourds entre les deux parties. L’architecte continue d’oeuvrer seul, sans se soucier ni des besoins réels d’un tel établissement, ni du permis de construire précédemment déposé et validé par la Mairie. Il décide de son propre chef et sans consulter l’A.D.A.A.E.T d’agrandir la surface totale qui passe ainsi de 1100 à 1600 mÇ. Cependant, tout un chacun sait qu’en France les règles en matière d’urbanisme sont strictes et doivent être scrupuleusement respectées. Le PLU (plan Local d’Urbanisme) qui est propre à chaque commune interdit tous travaux ne correspondant pas au permis de construire sans autorisation préalable. Aujourd’hui le bâtiment, tel que construit par l’architecte, présente de graves infractions vis à vis de la loi et est non conforme au permis de construire déposé. Pour ne lister que les défauts les plus flagrants, la hauteur du bâtiment dépasse de 4 mètres celle prévue sur le plan initial, la surface est plus grande que prévue (500 m… de plus) et surtout il est construit sans respect des distances réglementaires( trop près du voisinage).
De plus, les problèmes techniques restent à résoudre, et notamment la montée de la nappe phréatique dans le vide sanitaire. Et si seulement on s’arrêtait aux vices de conformitéAbordons à présent les aspects financiers : Le budget annoncé au départ par l’architecte s’élevait à 1 755 000. La Fondation Gulbenkian s’engageant à en financer 60 %, les Dames ont jugé ce plan réalisable et ont rempli leur contrat au niveau financier. Elles ont réuni la somme de 750 000 avec l’aide des particuliers, des sociétés, des associations et des subventions des collectivités locales, à qui elles se doivent de rendre des comptes.
Le budget se trouvait donc bouclé. Or, au fil du temps, et à l’initiative exclusive de l’architecte, celui-ci a doublé. C’est pour toutes ces raisons, que les Dames ont pris l’initiative de constituer, en septembre 2008, une commission « Travaux » regroupant des spécialistes du domaine de la construction. C’est sur l’avis de ces spécialistes qu’elles décident d’interrompre le chantier. A ce jour, il faut faire valider un nouveau permis de construire, scier une partie du bâtiment et pomper l’eau qui monte du sous-sol. Voici un bref aperçu du cauchemar vécu par les Dames du Conseil d’Administration depuis maintenant plus de deux ans. Ces faits sont par ailleurs confirmés par les deux audits commandités par l’UGAB : un audit financier réalisé par le cabinet Grant Thornton et un audit technique réalisé par Monsieur Aris Atamian, architecte DPLG. Aujourd’hui, malgré les attaques virulentes et les calomnies à leur égard, les Dames du Conseil d’Administration sont plus que jamais décidées à mener à terme ce noble projet car il en va de l’honneur de leur institution créée il y a 130 ans par les fondatrices qui se sont battues pour que la langue arménienne perdure. Par ailleurs, assurées par l’architecte de l’ouverture du Lycée pour la rentrée 2009/2010, les Dames avaient obtenu la mise sous Contrat d’Association de la future classe de seconde, ce qui est exceptionnel car le délai habituel est de 5 ans. La Direction, quant à elle, avait constitué l’équipe pédagogique. Qu’advient-il de nos 28 brillants élèves de la classe de 3ème, qui auraient pu et du être la première promotion Tebrotzassère à obtenir le baccalauréat ? Enfin, Messieurs les journalistes, bien que modeste, l’école Tebrotzassère n’est pas « en marge des grands relais diasporiques » : elle est depuis des décennies soutenue financièrement et moralement par des associations et des particuliers qui lui accordent leur confiance. Nous profitons de ce droit de réponse pour les remercier publiquement de leur soutien indéfectible. Sans école arménienne nous n’aurions ni Présidents d’associations, ni paroissiens, ni lecteurs de journaux ou de magazines communautaires, ni journalistes, ni défendeurs de la cause arménienne.
Voilà peut-être un défi que nous pouvons relever ensemble : construire un lycée arménien pour l’Ile de France. Un défi qui mérite sans doute mieux que les calomnies ou les ragots injustement véhiculés ici ou là".
Marie-Delphine Agababian Ruby Philipossian Anahid Avédissian Aghavni Sarikaya Liyana Ciancioglu Andrée Minassian Yvette Haar Jeannine Vartanian Siroune Karaoglanian Sophie Vartanian Catherine Manoudian
Et maintenant quelle direction pour la FRA ?
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